Titres joués uniquement en concert dont je n'ai pas les textes : "Histoire d'un soir", "Poseur", "Faut y croire", "L'espoir et la santé", "En cavale", "Quoi qu'on fasse".

A QUI LA FAUTE ?

Apprendre à ressentir trop tôt la différence
Abandonnés par l'existence
Leur vie s'enfuie
Et pourtant ils espèrent

Apprendre à retrouver un semblant de confiance
Blessés par trop d'errances
Leur vie s'enfuie
Et pourtant ils espèrent

Et c'est toujours la même rengaine
On aimerait bien mais on n'fait rien
On ferme les yeux à ceux qui peinent
On aimerait bien mais on, n'fait rien...
A qui la faute ?

Protégeant leur âme et portant leur passé
Au fond de leurs bagages
Leur vie s'enfuie
Et pourtant ils espèrent

La rupture est bien souvent la fin de cette route
Ecartelés par trop de doutes
Leur vie s'enfuie
Et pourtant ils espèrent

Et c'est toujours la même rengaine
On aimerait bien mais on n'fait rien
On ferme les yeux à ceux qui peinent
On aimerait bien mais on, n'fait rien...
A qui la faute ?

CAMERA SILENS

J'entends mon sang couler
Je crève lentement et sans bruit
Je ne sais même plus
Ce que je vis, ce que je suis
....................Counter Insurgency

J'entends ma cervelle penser
Que je suis en train de crever
Je ne sais même plus
Où je vais, ce que je sais
...................Counter Insurgency

Mais jamais elle n'aura ma peau............ Camera Silens
Je vois la mort de si haut...................... Camera Silens
Mourir en vidéo..................................... Camera Silens
Et pour ça vous allez payer le prix de ma démence

J 'entends mon sang couler
Ma tête prête à exploser
Trouver la force
De me décanaliser
..................Counter Insurgency

Je n'attends plus rien
Des lendemains...
... Drôle de destin.

CENDRES ET SOLEIL

La radio balançait un bon vieux morceau de reggae
Le monde se refaisait à quelques pas d'ici
Des voix interrompaient ce que la radio diffusait
Le soir montait, au loin grondait tout un quartier

Odeurs de cendres et de soleil le ghetto brûle encore
Odeurs de vie de liberté la foule est dans la rue
Odeurs de cendres et de soleil le ghetto brûle encore
Odeurs de vie de liberté la foule a pris la rue

Les sirènes et les cris ont remplacé les chants
La colère éclatait les vitrines se brisaient
Sur fond de crise sociale la misère a refait surface
Sur fond de crise raciale la haine est là, est là

Odeurs de cendres et de soleil le ghetto brûle encore
Odeurs de vie de liberté la foule est dans la rue
Odeurs de cendres et de soleil le ghetto brûle encore
Odeurs de vie de liberté la foule a pris la rue

Eh toi,
Ecoute les crier

C'EST COMME CA

Y'a toujours une manière de s'faire entendre
Et faire en sorte que l'on soit compris
Même si des fois il n'y a rien à comprendre
Rien qu'en braillant tu gagnes la partie

Ouais c'est... Ouais
... ouais c'est comme ça
Alors ensemble on va gueuler

Y'a des jours où on a mal aux tripes
Il faut que ça sorte sinon c'est foutu
Y'a qu'une manière faut pas que tu hésites
Tu gueules encore et tu as vaincu

Un p'tit effort et t'auras vite compris
Qu'en braillant t'as toujours raison
Peu importe le genre de mélodie
Alors en avant pour cette chanson.

CLASSE CRIMINELLE

Violence...
Classe Criminelle, Ultra-violence
La France...
A feu à sang
Violence...
Classe Criminelle, les moins d'vingt ans

Armée d'inconscients
Armée de déments
Armée de proscrits
Unissez vos vies

Violence...
Classe Criminelle, le pays tremble
Violence...
Devant l'enfant
Violence...
Classe sans cervelle ultra-sanglante

Violence...
La vie si belle devient gerbante
Violence...
Théâtre sanglant
La France...
N'est qu'une plaie sanguinolente
Violence...
En... France.

COMME HIER

Tu marches, derrière ton passé
Tu te retournes en vain mais personne ne te suit
Tu voudrais retrouver ces matins
Ces illusions ces passions et tu fuies, tu fuies

Comme hier
Comme hier

Celle qui t'a aimé t'a regardé
Elle t'a laissé, blessé, un morceau de bonheur
Et même si son image renaissait
Elle te suivra encore et tu gueules, tu gueules

Comme hier
Comme hier

Et comme si ça ne faisait que durer
Il faudra bien quand même arrêter la rengaine
Et même si duraient les souvenirs
Le temps passe, hélas, et tout change, tout change

Comme hier
Comme hier

Et même si duraient les souvenirs
Le temps passe, hélas, et tout change, tout change

Comme hier

ESPOIRS DECUS

Ils parlaient souvent de l'Espagne
Corridas, d'espoir déçus
Et d'une révolution morte
Avant d'avoir vécu

Souvent ils fermaient les paupières
Au fond de leurs yeux la lumière

Ils parlaient aussi de leur terre
Balayée par le vent
Quand le feu avait ravagé
Leurs rêves de liberté

Souvent ils fermaient les paupières
Au fond de leurs yeux la lumière

Ils avaient crus qu'en se levant
Du haut de leurs quinze ans
Le soleil sécherait le sang
Ce fut l'exil pourtant

Souvent ils fermaient les paupières
Au fond de leurs yeux la lumière

Et quand les roses ont repoussé
Au-delà des Pyrénées
Ils étaient trop vieux pour repartir
Alors ils sont restés

EST OUEST

Est, ouest... la guerre fait vivre l'est
Est, ouest... la guerre fait vivre l'ouest
Demain, l'histoire dira
Si la fin nous tend ses bras, nous tend ses bras

Cette folie nous mène plus loin encore
Vu sur la scène où dansent les morts...
... Changer le décor
... Rapport de force ! Rapport de force ! Rapport de force !

Est, ouest... la guerre fait vivre l'est
Est, ouest... la guerre fait vivre l'ouest
Demain, l'histoire dira
Si la fin nous tend ses bras, nous tend ses bras

Cette folie nous guette plus près encore
Vu sur la plaine où sonne le cor
... Chanter les morts
... Rapport de force ! Rapport de force ! Rapport de force !

Cette folie nous mène plus loin encoree
Vu sur la plaine où dansent les morts
... Changer le décor
... La guerre fait vivre ! La guerre fait vivre ! La guerre fait vivre !

Est, ouest... (x 8)
Ouest.

IDENTITE

C'est notre, c'est notre identité
Oui c'est notre, c'est notre identité

Pas besoin de graver les mémoires
D'une image et d'faire semblant d'y croire
Pas besoin de vouloir s'en cacher
Ce langage, tout le monde peux le parler
Parce qu'on est du même côté

C'est notre, c'est notre identité
Oui c'est notre, c'est notre identité

Si demain on'n'trouve plus rien à s'dire
Qu'à la place on choisi d'se mentir
Pas besoin d'aller se regarder
Dans la glace, il n'y aura pas d'reflet
Parce qu'on est du même côté

C'est notre, c'est notre identité
Oui c'est notre, c'est notre identité

Et dire qu'elle est comme ça depuis des années
Quoi qu'on y fasse, il est trop tard pour en changer

C'est notre, c'est notre identité
Oui c'est notre, c'est notre identité
C'est notre, c'est notre identité
Oui c'est notre, c'est notre identité

LE BAL DES VAURIENS

Ce soir assez perdu de temps
Ca frappe, ça cogne dans mes tympans
Allez en piste ils sont arrivés
Et leur musique va exploser

Chantez, chantez leur refrain
Dansons ensemble au bal des vauriens
Et Bordeaux 85… sera nôtre

Le rythme tonne ensorcelant
Sous un déluge de hurlements
La distortion hurle à la mort
Un son gerbant unicolore

Ce soir pas question de dormir
Le bal n'est pas près de finir
Attention ça recommence
Il est temps d'entrer dans la danse

POUR LA GLOIRE

Qui saura nous faire exploser
Qui vaincra pour s'exprimer
Tous unis pour réussir
Tous unis et en finir

Pour la gloire, pour la gloire
Eh, eh, pour la gloire

Quelle force pour batailler
Quelle voix pour rassembler
Chaque branleur est sûr de soi
Chacun pour soi en avant.

REALITE

T'es là à te branler
et le temps passe en vain
A t'imbiber de noirs desseins

T'es là à poireauter
Dans ces journées sans fin
A digérer là ton destin

Car aujourd'hui comme demain
Toujours le même refrain... la réalité
Même refrain et même couplet
Toujours la réalité

Tu connais le moyen
De sortir de l'impasse
C'est le vaccin contre l'angoisse

Elle est là qui t'attend
Pour un peu de sursis
Donne lui ta veine et c'est fini

Tu attends qu'elle revienne
Et c'est encore l'impasse
Donne lui ta veine et c'est l'angoisse

Encore la même histoire
Dans une journée sans fin
C'est le brouillard c'est l'incertain.

RIEN QU'EN TRAINANT

Promenant, son regard, ses pensées
Se laissant, dériver, emporter
Au fil d'une journée
D'une journée

Sur la place, balayée, par l'été
Ce marché, agité, des paumés
Au gré d'une virée
D'une virée

Rien qu'en traînant
Rien qu'en traînant
Rien qu'en traînant
Passait le temps

Ces vieillards, nonchalants, trébuchants
Ces enfants, inconscients, impatients
Au milieu des cris

Et cet homme, désœuvré, sans raison
Cette femme, délaissée, sans passion
Au milieu des bruits

Autour de moi, s'animent les visages
Dans un moment, d'égarement, (emporté), balancé par le vent

Autour de toi, défilent les images
S'abandonnant, nonchalamment, emporté, (balancé) par le temps

SANS SURSIS

Les uns après les autres
Commencent une autre vie
Cette histoire c'est la vôtre
Et c'est pas une plaidoirie

C'est à croire qu'il vaut mieux oublier
Que de l'autre côté c'est ça la liberté

La donne était truquée
Enfermés sans sursis
Encore fallait-il jouer
S'en foutent, c'est pas leur vie

Mais c'est chacun son tour
Bientôt il sera l'heure
Même que ça vaudra le détour
De s'en aller voir ailleurs.

SEMAINE ROUGE

J'regarde autour de moi et mes yeux
Témoins d'un monde qui s'affaisse et qui meurt
Aux mains de ces serpents venimeux
Tremblez rampant je suis l'exécuteur

Et plus j'avance et plus je sens qu'il est temps
D'enfin pouvoir tourner la page
Et plus j'avance et plus je sens qu'il est temps
D'laisser éclater ma rage

Une autre semaine rouge le feu dans les ghettos
Rouge de votre sang sur la terre
Une autre semaine rouge et vous verrez salauds
Vos têtes tomber jusqu'à la dernière

J'voudrais buter ces salauds
Tous ces enfants d'salauds
Bourreaux tous des enfants d'salauds

Haine et peur dans les ghettos
Trop de morts, millions d'salauds

J'aimerais pouvoir allumer le feu
Le feu de joie les bourreaux sur le bûcher
Jeter leurs restes en pature à tous ceux
Qui n'ont qu'leur haine et leur rage à bouffer

Et plus j'avance et plus je sens qu'il est temps
De faire mon retour...

Salauds tous des enfants d'salauds
Bourreaux tous des enfants d'salauds
Emeute, Emeute...

SQUATT

Son regard était vide
Ses pensées si morbides
Tuer, crever... mourir après
Qu'il gueulait pour survivre
Enchaîné à l'ennui
Il était seul... il s'en foutait

Et il squattait, et il squattait
L'odeur, l'ennui des murs si gris
Et il savait, et il savait
Qu'un jour les rats boufferaient sa vie

Au fond de sa poubelle
Un si joli bunker
Lit effondré... murs délabrés
Il s'endormait sans rêve
Son âme déjà ailleurs
Il était seul... loin de l'horreur

L'atmosphère à gerber
Lui embrumait l'esprit
Odeur malsaine... délire obscène
Son regard était vide
Ses pensées parricides
Tuer, crever... mourir après

Et il squattait, et il squattait
L'odeur, l'ennui la merde infine
Et je savais qu'un jour les rats boufferaient sa vie

SUICIDE

Elle est là, et elle me tend ses bras
Elle est là, juste en bas
Mais je ne sais pas, si elle voudra de moi
Juste un pas, de ma vie à trépas

Du haut de ces 90 étages
Je ne vois pas l'ombre d'une âme... dommage
Je la vois en bas, je la vois en bas
Elle est ma mort

Et je descend, je sens l'odeur déjà
Sur l'asphalte, je l'aime déjà
Une mare de sang, dégueule sur le trottoir
Je l'aperçois, déjà sur l'écran noir

En bas de ces 90 étages
On prie pour que Dieu ait mon âme... dommage
Je la vois en bas, je la vois en bas
Elle est ma mort.

UNE DERNIERE FOIS

Lèves-toi, c'est déjà l'matin
Ce soir on sera loin et j'te jure qu'on y sera bien
Allez, on peut rêver, c'est ce soir ou jamais

Crois-moi, y'a qu'à tenir l'train
Et j'te jure qu'on vas pas s'tromper d'chemin
Allez, on peut rêver, c'est ce soir ou jamais

Comme, pour, une dernière fois... encore !

Suis-nous, car c'est pas ici
Qu'un brin de folie va nous faire aimer la vie
Allez, on peut rêver, c'est ce soir ou jamais

Suis-nous, loin de ce pays
Car j'te jure, on'n'va pas moisir ici
Allez, on peut rêver, c'est ce soir ou jamais

Comme, pour, une dernière fois... encore !

Eh, tu vois, c'est pas difficile
Ce soir t'as une fille, et j'te jure qu'elle est docile
Allez, on peut rêver, c'est ce soir ou jamais

Tu vois, ça paraît facile
Et j'te jure, c'est pareil dans toutes les villes
Allez, on peut rêver, c'est ce soir ou jamais

Comme, pour, une dernière fois... encore !

C'était hier, et tout est terminé,
Il va falloir trouver, une autre façon de rêver
C'était hier, et tout est oublié
Il va falloir penser qu'on n'peux pas toujours rêver

UNE NUIT

Partir comme souvent le soir,
Partir pour rien pour nulle-part,
Aller un instant trop loin,
Pour un soir, pourquoi pas

Toi et moi,et si ça durait
Toi et moi,si ça durait
Juste une nuit,une nuit..

On croit en rien ou si peu,
Et si ce n'était qu'un jeu,
Demain c'est déjà trop loin
C'est ce soir, pourquoi pas..

Toi et moi,et si ça durait
Toi et moi,si ça durait
Juste une nuit,une nuit..

UNE VIE POUR RIEN

Quand un gosse de rien s'éteind
Un gosse de plus un gosse de moins
Pas besoin de faire un dessin
De toutes façon ça ne change rien

Car sur le fil d'un rasoir
Le funambule joue avec sa vie

Et si sa vie ne valait rien
S'il faisait plus de mal que de bien
Quelqu'un pleurera dans un coin
Sa mère sa sœur ou un copain

Car sur le fil d'un rasoir
Le funambule joue avec sa vie

Une vie pour rien
Une vie pour rien

Il lisait des livres d'images
Les mots ne le faisaient plus rêver
Il a ouvert un soir sa cage
Depuis son âme s'est envolée

Car sur le fil d'un rasoir
Le funambule joue avec sa vie

Et si sa vie ne valait rien
S'il faisait plus de mal que de bien
Quelqu'un pleurera dans un coin
Sa mère sa sœur ou un copain

Car sur le fil d'un rasoir
Le funambule joue avec sa vie

Une vie pour rien
Une vie pour rien